Trop souvent, on multiplie les copies des mêmes fichiers sur des supports peu fiables, sans méthode ni vérification : ainsi, on ne se protège ni des sinistres, ni des virus, ni de la perte ou de la corruption des données. Les données doivent être sauvegardées avec méthode, certes, mais il faut d'abord comprendre quoi protéger et comment. Partons de la valeur de vos processus.
Comment ça fonctionne
- Analyse et politiques : classification des données, critères de sauvegarde, rétention et chiffrement
- DPaaS (Data Protection as a Service) : copie des données, des serveurs ou de l'infrastructure entière dans notre datacenter vert ou dans d'autres datacenters de confiance du client
- Tests de restauration périodiques : une sauvegarde ne vaut que si elle se restaure
- Gestion rigoureuse de l'espace de stockage et des ressources utilisées
Avantages
- Abonnement pay-per-use : des coûts toujours sous contrôle, aucun investissement initial
- Ouvre la voie au Disaster Recovery même à ceux qui n'ont pas le budget pour de grands projets
- Protection cohérente avec le GDPR et avec les politiques de l'entreprise
- Des données conservées dans un datacenter zéro émission
Pour qui : toute organisation qui considère ses données comme un actif — de la PME qui démarre avec la sauvegarde gérée à la grande entreprise qui réplique l'infrastructure entière.
De la sauvegarde à la continuité d'activité : le continuum RPO–RTO
La protection des données n'est pas un produit : c'est une position sur un continuum. À gauche, la question « combien de données puis-je me permettre de perdre? » — c'est le RPO (Recovery Point Objective), qui regarde en arrière par rapport au moment de la panne. À droite, « à quelle vitesse dois-je redémarrer? » — c'est le RTO (Recovery Time Objective), qui regarde vers l'avant. Les définitions sont celles de la norme ISO 22301, et le compromis est structurel : plus les deux objectifs se rapprochent de zéro, plus les coûts et la complexité augmentent. Tout l'art consiste à placer chaque service au bon endroit de la courbe — et non l'entreprise entière en un seul point.
Backup / Restore
Tier 1–4, sur le Core Site : sauvegarde, sauvegarde continue, réplication asynchrone. Coûts contenus, redémarrage en jours ou heures. C'est le territoire du DPaaS : le premier pas sur le continuum.
Rapid Data Recovery
Tier 4–6, vers le site de DR : réplication logicielle et synchrone, serveurs en standby. Redémarrage en minutes ou secondes, pour les services qui ne peuvent pas attendre.
Continuous Availability
Tier 6/7, avec un site de BC : haute disponibilité inter-sites et systèmes zero data loss en architecture tri-datacenter. Aucune perte de données, au coût le plus élevé.
Sept tiers, un langage commun
La structure du schéma vient des sept tiers de disaster recovery définis en 1992 par le SHARE — le groupe historique d'utilisateurs des mainframes IBM — puis développés avec la contribution d'IBM : du Tier 1 (copies hors site, redémarrage en semaines) jusqu'aux Tier 6/7 (réplication synchrone et systèmes zero data loss). Le modèle a plus de trente ans, mais il reste le langage commun grâce auquel le métier et la technique s'accordent sur les capacités et les coûts.
Le parcours guidé
Avancer le long du continuum n'est pas un saut technologique unique : c'est une progression à gouverner. Notre service de conseil accompagne cette progression en cinq phases :
- Assessment et Business Impact Analysis — inventaire des systèmes, classification par valeur métier, RTO et RPO définis par niveau de criticité : c'est la BIA qui fixe les objectifs, pas le catalogue technologique
- Conception de l'architecture cible — positionnement sur les tiers et topologie des sites (Core / DR / BC) : protection robuste pour les systèmes critiques, solutions légères pour les charges qui peuvent attendre
- Intégration de la sécurité — la résilience ne se confond pas avec la sécurité : la norme ISO/IEC 27031 fait le pont entre la continuité (ISO 22301) et la protection de l'information (ISO/IEC 27001, dont le contrôle 5.30 de la version 2022 exige précisément une readiness ICT planifiée et testée)
- Mise en œuvre et tests — simulations et exercices avec des temps chronométrés : un plan non testé n'est pas un plan
- Amélioration continue — l'ensemble du programme suit le cycle Plan-Do-Check-Act, le même que notre méthode : objectifs et architecture sont revus à mesure que menaces et exigences évoluent
Le résultat est de traduire « nous voulons être plus résilients » en objectifs mesurables et soutenables, en plaçant chaque système sur le tier approprié.